En pleine guerre celle qui a fait, durant 52 mois pour la seule armée française 1000 morts par jours de nombreux bléssés et réformés, voire permissionnaires, retenus à l'arrière des lignes, se regroupèrent naturellement, autant pour se retrouver entre camarades que pour commenter les nouvelles du front.
De cette multitude de comités «informels» est née progressivement l'idée d'un regroupement plus vaste: telle est l'origine de l'Union nationale des combattants.
En novembre 1917, quelques combattants en convalescence à Paris, pour créer un lien entre camarades et faire entendre leur voix, avaient déjà fondé La Nouvelle France, la future Voix du Combattant avec pour rédacteur attiré et apprécié le révérend-père Daniel Brottier, aumônier militaire déja légendaire.
Et les lettres des lecteurs isolés ou de petits groupes cités plus haut d'affluer et de demander la mise en place d'une coordination: l'Union national des Combattants.
En 2008 concuremment au 90ème anniversaire de l'armistice de 1918, l'UNC célèbre sa reconnaissance officielle avec attention toute spécial pour ses fondateurs dont les plus préstigieux sont le président Clemenceau, «Le Tigre» et le R.P. Daniel Brottier, aumônier et héros célèbre: l'union miraculeuse de l'eau et du feu, de «celui qui croyait au ciel et de celui qui n' y croyait pas».
Quel symbole! Aujourd'hui, à leur exemple, les adhérents de l'UNC s'acceptent différents pour se vouloir complémentaires au service de leurs camarades et de la france.
Les mérites innombrables du R.P. Brottier ont été reconnus par la République et par l'Eglise catholique qui la proclamé «Bienheureux», le 25 novembre 1984.
Mais les anciens combattents francais, avec bien d'autres comme les anciens tirailleurs sénégalais et les jeunes en difficulté comme les anciens orphelins apprentis d'Auteuil, attendent du vatican sa canonisation.
Quelle joie pour tous si ce 90ème anniversaire coincidait avec une avancée significative de la cause en canonisation du bien-heureux père Brottier! En clair, ils demande que Daniel Brottier soit désigné comme saint patron des anciens combattants du monde entier et des aumôniers militaires de toutes les armées.
Le bienheureux père Brottier, dont nous attendons la canonisation, recontre aujourd'hui un concurrent.
Le 23 mai 1998, Jean-Paul II a béatifié Secundo Pollo, prêtre italien né le 2 janvier 1908 et mort en 1941 à 33ans.
Ordonné prêtre le 15 août 1931, lorsque survint la Deuxième Guerre mondiale, il veut suivre les jeunes qu'il a formés auparavant et devient aumônier militaire du 3ème bataillon des chasseurs alpins.
Fin 1941, l'unité est envoyée au Monténégro. Le 26 décembre, à Cervice, comme il s'apprêtait à secourir un bléssé, il est lui-même mortellement touché.
Les mérites de Secundo Pollo sont incontestables, mais il ne faudrait pas qu'ils éclipsent ceux antérieurs et immenses dans le nombre et la durée de Daniel Brottier pour sa proclamation de saint patron des aumôniers militaires et surtout des anciens combattants.
L'UNC solicite des autorités religieuses, mais aussi des plus haut responsables politiques Francais, leur intervention auprès du Vatican.
Il est opportun qu'au moment de la décristallisation effective des pensions militaires d'invalidité et de la retraite du combattant de nos camarades africains, malgaches, et asiatiques, un tel geste fort d'union soit accompli... serait-ce pour rappeler certains aspects positifs de la colonisation Francaise autravers de ses missionnaires et de la réponse généreuse des tirailleurs à l'appel de la France.
les «Brottier» du mouvement prieront et les «Clemenceau» souhaiteront activement la réalisation de ce væu filial et bénéfique à tous égards à l'église, au monde... et aux anciens combattants.